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Dérives et pilier
Par myself le dimanche, février 1 2009, 00:37 - humeurs
Je rallume le pc et me sers un thé, histoire d'exprimer
avec des mots une image que j'ai en tête depuis quelques temps.
Etre immobile par rapport à un monde entier qui entre
en déliquescence. Ce n'est pas l'immobilité de l'inaction,
mais celle du point fixe, du pilier qui reste seul debout.
L'impression de jongler avec des morceaux qui tombent
à essayer de les remettre en place.
Par rapport à avant, je n'ai pas l'impression d'entamer ma batterie.
Et le calme, la tranquillité, depuis quelques mois, ne m'a pas quitté.
A un moment j'ai du arrêter de courir après moi même,
mais je ne sais ce qui a provoqué cet arrêt.
Je profite simplement de l'état actuel.
C'est très étrange comme sensation...
Il n'en reste pas moins que tout arrive au même moment,
version concentrée et hétéroclite, à droite, à gauche.
Où que je porte mon regard, je ne vois que des choses qui se fissurent,
cassent ou simplement ne tournent plus rond.
Je suis presque près à anticiper, à prendre les devants, sur les choses
où je vois un potentiel craquement annonciateur.
Pour l'instant, je mets juste de côté dans ma liste.
Controle
Par myself le dimanche, octobre 5 2008, 13:08 - humeurs
Je ne me rappelle plus si j'en ai déjà parle... Sûrement...
Toujours
eu l'impression d'un chien dans un jeu de quilles, par la maladresse,
par la brusquerie naturelle de "pas petit modèle".
Une mauvaise nuit et les outils du ptit déj' en prennent un sacré coup.
Et que je te claque les boites, portes etc. Ours mal léché, me voilà !
Mais c'est pas plus par mauvaise humeur que par oubli de contrôle.
Toujours eu cette impression que le monde va casser si je ne me contrôle pas. Il n'y a que deux domaines qui échappent à cette "nécessité"... Le lecteur assidu de ce blog (y en a ?) les connais assez bien sans que j'ai à les rappeler.
En confiance que cela ne va pas casser, pour un bout de chemin, je m'éclate comme peu de gens me connaissent.
Pas de contrôle, pas de barrières ou d'interdit, mon goût de liberté assouvi.
On se rapproche intimement de moi en partageant l'un des deux. Mais pour l'un (les deux?) il faudrait être dans ma tête pour ressentir la flamme.
15:50 20/09
Temps, destin et rencontre
Par myself le mardi, août 5 2008, 22:01 - humeurs
Irrésistible image attirante, en adéquation parfaite.
Celle-ci restera gravée dans ma mémoire, quelque part...
Un autre temps, celui passé, celui loupé,
dans lequel les limbes mémorielles ne font que m'effleurer,
un croisement de comètes qui n'a pas eu lieu.
Le monde a du bouger de son axe sur l'accomplissement
de ce non événement tellement il devait être écrit dans l'évidence.
Pourtant tout a continué, sans un sursaut.
Il serait bon, de temps en temps, d'avoir vraiment un signe du destin,
comme la foudre qui tombe, une explosion, quelque chose quoi !
Un truc qui nous dise:
"hop là, stop, on la refait là, c'était pas la bonne décision"
Après on se retrouve avec des trajectoires similaires, des envies communes,
des affinités, au bas mot, et rien de tout cela n'est plus possible.
Et une vie qui nous dit:
"tu as laissé passer ta chance là !"
"mais je ne l'avais même pas vu !?!"
"tant pis pour toi !"
(accompagné, évidemment d'un:)
"mmmooouaaaaaaahhahahhahaaaa"
Les rencontres ne semblent fonctionner que sur deux éléments:
le hasard et que ce soit le bon moment pour l'un et l'autre.
Autrement dit, l'alliance d'une bonne dose d'un élément chaotique
avec un élément d'une précision temporelle diabolique.
On frôle dangereusement le paradoxe, voire l'oxymore avec
un soupçon d'impossible pour couronner le tout.
Effectivement, que de temps perdu...
Je réalise que le carpe diem est d'une application bien difficile
pour mon cas précis.
J'avais 35 ans...
Par myself le jeudi, mai 29 2008, 16:45 - ecrits
Il nous était impossible, à l'époque, d'imaginer ce qu'il s'est passé.
Les signes précurseurs étaient violents mais rien ne laissait présager un
tel bouleversement.
Comme la grenouille de l'allégorie, plongée dans un bain d'eau froide que l'on chauffe
petit à petit, ne se rend pas compte qu'elle boue.
Il n'y a que notre vision actuelle qui nous a permit d'analyser les différentes étapes
de la catastrophe.
Je crois qu'avec le recul on peut affirmer que tout a commencé par la spéculation.
Dans le climat de terreur de la théorie sur le réchauffement climatique s'est posé le
problème des ressources et des énergies, leurs liaisons avec le changement
climatique, leurs amenuisements et leurs fins proches.
Tous les pays étaient dépendants du pétrole et de joyeux traders se sont mis à spéculer
sur la disparition prochaine de cette ressource, pourtant de nouveaux gisements étaient
découverts (Brésil, Nigéria...) et les scientifiques n'avaient qu'une idée imprécise de leurs
capacités.
Le cours du brut s'est envolé, en un an le prix du baril avait doublé entrainant une myriade
de conséquences (hausse des couts des transports reportée sur les produits acheminés,
hausse du cout de l'essence à la pompe...)
Puis vint la spéculation sur les céréales, une mauvaise récolte dans un pays, un
changement de culture au bénéfice de céréales pour de l'énergie bio... Les cours se sont
affolés en quelques mois, les cours du lait, du riz, du mais... ont été multiplié par des
facteurs extravagants.
On a vu apparaitre des émeutes de la faim dans les pays dépendants de l'importation car
ayant abandonnés leurs cultures vivrières au profit d'une occidentalisation de leurs mode de
vie et de l'alimentation qui va avec.
La spéculation sur les cours ou sur les futurs prix ne semblait pas vouloir s'arrêter
des sommes astronomiques d'argent changées de mains pendant que les ventes
transformaient la spéculation en une inflation galopante.
Toute la chaîne de distribution se graissait outrageusement au passage, l'état n'était pas
en reste. Une manne tombée du ciel qui permettait de rembourser les dettes accumulées
sur la vie à crédit qui avait été le leitmotiv des années précédentes, y compris pour l'état.
Mais l'argent n'apparait pas par la grâce divine, il change simplement de mains
et là, toute l'économie puisait dans les poches des consommateurs finaux,
et ils l'étaient à plus d'un titre.
Il y a du y avoir un tournant, en France, quand les crédits n'ont plus été donné à tout va
et que, par la force des choses, il a fallu mettre en place le principe de faillite personnelle
des Etats-Unis. Les gens se trouvaient en cessation de paiement, pas de bon grès ou par
manipulation, mais par la force des choses.
Doucement mais surement, la cessation de paiement a regrimpé toute la chaîne qui avait
amené par le même chemin l'inflation.
Les banques et assurances, qui servaient de tampons pour éviter ces
"retours de flammes", se sont faites débordées par le tsunami et sont rentrées dans la
même tourmente. Toutes liées par des contrats d'aides ou de compensations, il y a eu
un effet domino qu'on n'avait pas vu depuis la crise précédente des subprimes.
Comme un château de cartes, toute l'économie s'est effondrée dans un chaos indescriptible.
Il a fallu à tous les pays des mesures radicales, une collaboration mondiale et une refonte
complète des principes économiques pour sauver ce qui pouvait l'être.
Car la virtualisation des échanges, la spéculation... nous avait fait oublié que derrière
le cours du kilo de riz ou du baril de pétrole, il y a l'Homme.
La nausée...
Par myself le lundi, avril 28 2008, 16:38 - humeurs
Il y avait longtemps que je n'avais eu la nausée en lisant les news.
Aujourd'hui fut un de ces cas...
Cette histoire de captivité et d'inceste en Autriche...
Rien que d'y repenser, j'ai l'estomac qui crie panique
et les méninges qui tournent dans un vide de stupeur et d'incompréhension,
avant d'atteindre un dégout pour ce qui ne fait parti de la race humaine
que par ses critères biologiques.
Le pronom anglais "it" a du être inventé pour cette chose et le comparer
à un animal serait une insulte à toute la création.
Comment peut on être malade à ce point là ?
Comment tout cela a pu arriver pendant 24 ans sans que rien ne soit découvert ?
Cela dépasse tout (mon) entendement...
Quelle solution pour un tel cas ?
La mort, trop douce ou rapide...
La conscience et le repentir de ses actes ?
il n'a ni l'un, ni l'autre...
Je ne suis pas déiste mais j'espère que l'équilibre éternel
ou la réincarnation permettra à cette chose de garder
sa conscience actuelle tout en lui infligeant ce que ce rebut à infliger.
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