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Dérives et pilier
Par myself le dimanche, février 1 2009, 00:37 - humeurs
Je rallume le pc et me sers un thé, histoire d'exprimer
avec des mots une image que j'ai en tête depuis quelques temps.
Etre immobile par rapport à un monde entier qui entre
en déliquescence. Ce n'est pas l'immobilité de l'inaction,
mais celle du point fixe, du pilier qui reste seul debout.
L'impression de jongler avec des morceaux qui tombent
à essayer de les remettre en place.
Par rapport à avant, je n'ai pas l'impression d'entamer ma batterie.
Et le calme, la tranquillité, depuis quelques mois, ne m'a pas quitté.
A un moment j'ai du arrêter de courir après moi même,
mais je ne sais ce qui a provoqué cet arrêt.
Je profite simplement de l'état actuel.
C'est très étrange comme sensation...
Il n'en reste pas moins que tout arrive au même moment,
version concentrée et hétéroclite, à droite, à gauche.
Où que je porte mon regard, je ne vois que des choses qui se fissurent,
cassent ou simplement ne tournent plus rond.
Je suis presque près à anticiper, à prendre les devants, sur les choses
où je vois un potentiel craquement annonciateur.
Pour l'instant, je mets juste de côté dans ma liste.
Changing...
Par myself le mercredi, novembre 19 2008, 22:51 - humeurs
Comme on dit, quand tu as l'impression que tout le monde change autour de toi,
c'est bien toi qui change en fait.
Avant, je connaissais ces périodes où mes sens me surchargent
et je savais quand j'étais en plein dedans, donc je m'isolais un peu le temps
de retrouver un calme relatif intérieur.
Maintenant, je ne sens plus le passage dans ce mode pourtant je suis bien dedans
d'après le "comment je prend les choses".
Mais c'est comme si j'avais droit à un dédoublement de personnalité, car l'autre part
et d'un calme olympien, calme que je n'avais jamais connu avant.
Etrange et je ne sais pas vraiment comment m'adapter pour faciliter
la transition si c'en est une.
J'ai deux idées en particulier, triviales, pour au moins diminuer l'affectation
de ma part chaotique.
Mais cela ne résoudra pas le problème du changement.
Car si c'en est un, il affecte mes bases les plus fondatrices,
bases que je pensais immuables, lumières et port d'attache.
J'espère que c'est un dérèglement temporaire, je devrais pouvoir le savoir assez vite
pourvu que le temps me le permette...
Encore...
Par myself le dimanche, octobre 5 2008, 14:01 - humeurs
un peu extravertie mais tout en mesure.
Il y a eu une complicité immédiate, nous étions en phase
sans se connaître depuis des lustres ou des temps immémoriaux.
Ce dernier facteur laissait juste quelques réserves de part et d'autre.
Il m'arrive très rarement de commencer à "cocher des cases" dans ma tête:
très peu arrivent au point où je commence à me demander si ça pourrait marcher entre nous
et j'avoue qu'elle a survolé "l'épreuve" haut la main,
les cases se cochaient avant que j'en ai conscience ou que je les formule mentalement.
En phase sur beaucoup de détails et ce n'était pas une "épreuve à thème imposé" puisque
tout s'est déroulé sans que j'émette la moindre idée à dévier le naturel.
Un charme fou qui dépasse de très loin les photos d'elle.
Je retiens un regard échangé autour d'un feu de bois, peut être un peu interrogatif de sa part,
que je n'ai pu soutenir (et c'est plutôt rare),
peut être en demandait il trop ou je me suis fait des idées (et ça ce n'est pas rare).
Et un énorme non dit de ma part, dans ce contexte et ce lieu, un acte manqué,
tout du moins qu'il aurait fallu tenter.
Très charmé, et un peu plus, envers une femme très charmante, attirante...
Encore...
Ivresse
Par myself le samedi, mai 24 2008, 00:07 - ecrits
Je ne peux m'échapper de la profondeur de ton regard doré
Prisonnier bien heureux au joug de ces nouvelles chaînes
Je me souviens de ces moments du passé dans lesquels je m'enchaîne
à essayer de te trouver en mille et une, à écrire sur mon balcon
en ayant l'espoir fou qu'un bienheureux hasard te fasse trouver ces lignes cons
J'en souris maintenant quand je suis sans toi
L'idée fugace d'en causer encore me prend parfois
mais l'éphémère en oubli toute cause quand mon épaule reçoit ta pose
regardant, curieuse, ce que je peux bien faire en cette pause.
Ta main s'attarde sur ma nuque à mon goût trop fine
et trace machinalement les lignes qui s'y dessinent.
J'en perd le fil de mes pensée bien évidemment
et mon thé refroidit sans que j'y prenne garde vraiment.
L'invitation à autre chose, pas vraiment équivoque, perdure
Et nous discutons sans fin du présent et surtout du futur,
sans qu'il ne semble exister un quelconque passé.
Ma vie a commencé, recommencé peut être, depuis toi.
J'en apprécie chaque seconde comme à la première fois.
la flatterie dont tu m'accuses n'a pas cours quand il n'y a que la vérité.
C'est ma manière à moi, maladroite, de te dire que je tiens à toi.
Les mots s'écrivent et s'associent sans que j'arrive à déterminer
si l'ivresse m'a définitivement gagné ou si je raconte un moment de réalité
qu'importe si ce n'est qu'un rêve, je le réaliserai avec une autre
toi qui liras ces lignes un jour ou...
La beauté en soi n'existe pas
Par myself le dimanche, février 24 2008, 23:49 - humeurs
On utilise à tord et à travers l'adjectif beau,belle
comme un état de fait, une valeur intrinsèque,
une caractéristique intemporelle, factuelle.
J'en veux pour preuve que l'on a beaucoup plus de mal
à décrire une attitude, un geste, un comportement comme "beau" ou "belle".
On utilisera plutôt les termes plus vagues comme "mignon", "charmant"
ou dans la pire des indécisions de notre esprit: "intéressant".
La plus grande part de ce qui nous attire est vivant,
pas forcément au sens biologique mais au sens émotionnel, sentimental,
en un mot sensitif dans toutes les pérégrinations que cela provoque dans notre cerveau.
Figez un objet, une personne dans un instant temporel infini.
Il n'apparaîtra alors que les détails, les défauts,
les traces d'usure, de fabrication, de vieillesse
qui l'on amené jusqu'à ce moment.
Toutes les caractéristiques belles, celles de l'ensemble, disparaîtront
au profit des éléments plus disgracieux.
Car la vie, le mouvement, la beauté dans le flou des perceptions n'existeront plus.
Lorsque l'on désire contempler la beauté et garder ce moment comme éternel,
on ne le veut pas figé dans le temps, mais plutôt dans un laps de temps répété à l'infini.
Un geste, un mouvement, un souffle, tout ce qui témoigne de la vie sera toujours
un émerveillement, la source de beauté pour moi.
C'est vrai que je suis toujours subjugué et émerveillé comme au premier jour
de la multitude des gestes féminins du plus banal au plus beau.
Vos attitudes sont belles, un geste discret pour passer une mèche derrière une oreille,
un mordillement de lèvres presque inconscient, le panel est infini, le spectacle magnifique.
Gardien de ces instants précieux, je les collectionne comme d'autres les papillons.
Il y a évidemment le coté: "moi seul l'ait vu" ...
mais s'arrêter à ce constat serait nier la beauté de l'attitude, du mouvement en lui-même.
Votre sourire, l'étincelle de désir, le regard furibond aussi,
tout est source de beauté dans la vie que vous exprimez.
Quelque part, je suis jaloux d'un tel scope de charmes que vous pouvez déployer.
Pour nous, les options sont bien moindre: la voix, le rire, le sourire, le parfum, la beauté physique.
Je les compte sur les doigts d'une seule main.
Et c'est à nous de vous charmer,
le défi n'aurait pas été aussi intéressant sans un handicap de notre coté.
Malgré cela je désire toujours capturer une source éternelle de beauté,
une multitude d'attitudes féminines, de petits moments,
qui ne seront partagés que par nous deux.
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